mardi 3 juin 2014

17 février -Départ pour le Sud

Lundi 17 février, après un weekend reposant (sic), nous repartons pour un périple de 2 semaines dans l'île du sud.  Première étape, Nelson, et l'Abel Tasman National Park (non Alexandra, ce n'est pas Abdel Tasman, il venait d'Angleterre, pas du 9.3).

Nous avons opté pour un vol pas trop tôt, vu qu'on ne pourra pas démarrer de rando le lundi. Nous rendons la voiture de location directement à l'aéroport. La vérification de l'état de la voiture est succincte et un mini bus nous emmène très rapidement au terminal domestique. Le terminal est entièrement automatisé, c'est à dire qu'il y a partout du personnel pour nous aider à utiliser les automates d'enregistrement de pesage et étiquetage des bagages,...Pour les sacs à dos et poussettes, on nous propose des "tub". Des baignoires? Ah non, des nacelles pour poser les sacs sans que les lanières se promènent partout. Très pratique.

Alors que nous patientons en attendant notre vol, miracle, nous découvrons une boite aux lettres DX!! Qu'est-ce que c'est? C'est une boite de la même compagnie que celle qui vend les timbres. Et, oui, en NZ, la poste n'a pas l'exclusivité de la vente des timbres et de la distribution du courrier. Elle partage avec la société DX et chacune a sa particularité. DX est très bien organisée pour vendre les timbres. Tous les vendeurs de cartes postales ont des timbres DX. Et on trouve partout des boites aux lettres de la Poste. Par contre, on est obligé d'aller dans les postes aux heures d'ouverture pour acheter des timbres de la poste et on ne trouve nulle part de boite aux lettre DX. On peut bien sûr tenter de poster une carte avec un timbre DX dans une boite de la Poste. Il parait qu'il finissent par faire suivre, en fin de mois ...ou pas. Bref la découverte de cette boite nous permet de poster toutes les cartes achetées au cours de la première semaine.

Ceci fait, nous patientons en attendant notre vol. Les vols au départ sont répartis entre deux écrans. Pas de chance, celui où figure notre vol est en panne. Nous fouillons une énième fois nos poches en prévision de la sécurité.Il y a deux ans, on s'était fait prendre avec un grand couteau appartenant à Barbara dans notre sac à dos (enfin celui qu'elle nous avait prêté, et le couteau s'était judicieusement caché dans une couture). Dès l'appel de notre vol, nous nous précipitons donc, prêts à nous mettre en chaussettes. Nous suivons les couloirs, tournons à droite puis à gauche et ...nous montons sans contrôle dans l'avion.

Barbara nous avait décrit Air New Zealand comme une entreprise de privation, mais finalement on a eu droit à un verre d'eau, puis à un café, puis à un gâteau sec et finalement à un bonbon. Un passager a essayé d'en prendre une pleine poignée, mais les papiers ont été spécialement étudiés pour glisser les uns contre les autres et il ne peut en prendre que deux ou trois sous le regard réprobateur de l’hôtesse.

Arrivé à l'aéroport de Nelson, un coup de fil à l’agence de location et un minibus vient nous chercher. On nous présente notre nouvelle voiture. Surprise! Une Nissan Sunny, même état que la première, mais avec moins de 200.000 km. Après quelques recherches et un demi-tour, nous trouvons notre hôtel. Les proprios ont une très jolie maison coloniale et ont construit une grande annexe derrière. Ils hébergent essentiellement des familles, un étudiant indonésien, des touristes chinois, des routiers de passage. La dame qui nous accueille est toute à fait charmante. Il me semble avoir lu qu'elle était d'origine écossaise. Ça se confirme très vite. Pas d'interrupteur dans le couloir, les lumières s'allument à notre passage et s’éteignent immédiatement derrière. La dame nous explique qu'il y a deux  douches pour le bâtiment, que normalement elle n'en n'ouvre qu'une, mais qu'exceptionnellement, les deux seront disponibles, du fait de l'affluence. Quelle chance. La chambre est très petite pour trois mais il y a un grand placard pour les bagages. Nous trouvons les coordonnées de Kahu Kayak recommandé par Barbara et réservons notre prestation  pour le lendemain. Au programme : une journée de kayak et retour à pied. Ceci fait, nous partons à la découverte de Nelson.

D'abord la plage locale  : Tahunanui. Après un bon déjeuner au café de la plage, nous nous hasardons sur le sable. C'est encore l'été, mais avec le vent il fait un peu frais pour se baigner. D'ailleurs, c'est plutôt un spot de kyte surf.




Pour faire bisquer ses copains, Alexandra a mis le tee shirt de leur dernier concert.

 On se baigne? Ben, non, on va plutôt continuer les visites, à l'abri du vent!
 
 

Retour au centre ville pour un peu de shopping au magasin de souvenirs et prendre le plan de la ville au i-site local. Bon le plan est assez simple : La rue principale, au bout l'église hideuse, et au retour, un détour par le quartier le plus ancien de la ville. "Bon, pas aussi ancienne que chez vous, mais c'est tout ce que l'on a!" nous prévient  la dame du i-site. Et puis à 17h00, tous les magasins ferment, donc va pour la vieille ville.


 L’île du Sud est beaucoup plus européenne que l'île du Nord; toutes les villes,même les plus petites, ont ce petit air des années 50.

The only place where a man was never allowed in.!
 
Nous avons quand même visité l'église, en haut de son piton. L'intérieur est beaucoup moins moche que l'extérieur. Il y a même un labyrinthe à parcourir dans les deux sens pour atteindre un bon niveau de spiritualité. A la sortie une jolie fleur nous fait de l’œil.  (un bégonia, avec une fleur énorme).


Et pour finir, la jolie plus ancienne rue de la ville:
 

Retour à l'hôtel, où après un instant de panique, nous retrouvons nos provisions au fond du frigo. Nous dînons tranquillement puis nous faisons l'itinéraire pour être à 8h00 le lendemain au départ de la rando kayak. D'après mon coup de fil, il n'y a qu'un départ groupé, à ne pas louper.  Après quelques recherches d'itinéraire, il semble que ce soit beaucoup plus loin que prévu.  Dans le doute nous réveillons Barbara et Christophe (il est presque 22h00) . Christophe confirme : une bonne heure, en conduisant vite et en arrivant un peu en retard  :-(   Bon, ben on prépare les sacs, et au lit. Demain, lever 6h00!! 

samedi 10 mai 2014

De boitum automaticum

Ou petit précis d'utilisation des boites de vitesse automatiques à l'intention des voyageurs débutants.

Vous partez en voyage dans un pays anglo-saxon (exemple: la Nouvelle Zélande) et vous avez loué un véhicule. Par prudence ou par inattention, vous avez réservé une voiture à boite de vitesse automatique (ben oui, pour avoir une manuelle, il fallait le demander, la plupart des étrangers ont quelques soucis avec l'embrayage). Vous vous dîtes " Bah c'est moins drôle mais ce sera plus facile". Voire. Voici quelque idées reçues sur les boites automatiques.

1/ La boite de vitesse automatique est toujours associée à l'embrayage automatique. VRAI.
C'est le principal intérêt. Dans les rues très pentues d'Auckland, quand on veut tourner à droite alors que l'on roule à gauche, que l'on doit se rappeler que la manette du clignotant est à droite (ah zut, j'ai encore mis les essuie-glace), que la file parallèle à la nôtre est au vert mais que la nôtre est au rouge et que l'on doit surveiller la flèche sur le feu tout là-bas de l'autre coté du carrefour (souvent déclenchée par un capteur placé dans la chaussée, qui ne marche pas si on est en moto ou en vélo), que l'on a dû lutter contre 30 ans d'habitude pour se forcer à rouler sur les zébras du milieu de la route (c'est la règle en NZ ), il vaut mieux ne pas caler au démarrage. En dehors d'Auckland et des grandes villes ( Hamilton, Bombay, ... oui, oui, c'est en NZ) on tourne quand on estime que l'on peut le faire dans des conditions optimum de sécurité, c'est à dire à l'arrache.

2/ Dans une voiture avec la conduite à droite toutes les commandes sont inversées. FAUX
Le volant est à droite, les commodos sont inversés (ou pas), les pédales sont dans le bon sens (heureusement), le levier de vitesse est à gauche (on a tendance à se cogner la main droite contre la portière en cherchant machinalement le levier), la grille du sélecteur manuel est dans le bon sens.

3/ Les boites de vitesse automatiques à 3 vitesses ont 3 vitesses. FAUX
Les boites à vitesse automatiques ont 3 vitesses plus une OverDrive, équivalent de la surmultipliée des 2CV Citroën d'avant 62, celle qu'on passait en tordant violemment le grand levier de vitesse vers la droite avant de l'enfoncer au travers du tableau de bord. L'OverDrive est donc une vitesse qui n'est indiquée nulle part, et dont ne découvre l'existence que lorsqu'un mystérieux voyant d'alarme s'allume en orange sur le tableau de bord " O/D lock". Après un instant de panique, on réalise que ce n'est pas un radar ennemi qui nous a verrouillé dans son viseur ni le processus d'autodestruction avec condamnation des portes (et des occupants). En fait, un petit bouton habilement dissimulé sous la manette de la boite Auto permet de bloquer l'Overdrive et de gagner ainsi quelques chevaux sur les routes très pentues de la Nouvelle Zélande (pas de quoi doubler un camion, mais de quoi l'empêcher de nous redoubler).

4/ Les boites à vitesse automatiques optent automatiquement pour le meilleur rapport. FAUX    
Une boite de vitesse automatique passe les vitesses quand...ben on ne sait pas vraiment. Ça a l'air lié au régime moteur et à la pression sur la pédale d'accélérateur sans que l'on puisse vraiment prévoir. Sur route plate, pas de problème, la conduite est économique, mais dès que la route monte un peu ça ne passe plus. Arrivée au nombre de tours prévu, même en pleine accélération en côte, la boite passe la troisième, la puissance s'effondre, la  vitesse diminue (sympa quand on double), le régime moteur redescend mais pas la boite qui n'a pas l'air de se rendre compte qu'elle a fichu la grouille. Et le Kick Down, me direz-vous? Et bien, il fait huuuurler le moteur une vingtaine de secondes, puis épuisée, la boite repasse la 3ème. Et le kick ass? Oui, ça devrait marcher mais ce n'est pas prévu dans le manuel. ( Pour la traduction des anglicismes, consulter Google Translate  ou World Reference ( Oui,  les traductions sont totalement inappropriées (Bien sûr que je suis allé vérifier!)  mais je m'occupe déjà du Blog, je ne peux pas tout faire)"missing right parenthesis" Bon Ok la voilà).

Bref vous l'aurez compris dans les pays anglo saxon, si vous tombez une boite automatique, vous devez:
1/ n'utiliser que les routes plates. Faisable aux USA sauf la montée à Dante Point dans la Vallée de la Mort. Mulholland Drive est en sens unique dans le sens de la descente.
2/ changer les vitesses à la main pour éviter la catastrophe (merci à Yves de nous avoir passé le truc avant  Dante Point).
3/ louer une voiture récente, mais c'est plus cher et les rayures sont plus visibles sur voiture neuve que sur une toute cabossée.

Une brève pensée émue pour notre Nissan Sunny qui nous a balladés sur toutes les routes et pistes de NZ sans jamais nous laisser tomber malgré ses deux tours de compteur.

mardi 29 avril 2014

Week end à Auckland Rando les pieds dans l'eau le 15 et île de Rangitoto le 16 février 2014

Pour le samedi 15, Barbara et Christophe nous emmène faire une randonnée qu'ils ont bien aimée. Où? Mystère, mais "prévoyez des chaussures qui ne craignent pas l'eau!" Aïe!
C'est dans le même coin que la première rando dans les Waitakere Ranges mais moins fatigante, promet Barbara... le sentier s'appelle le Mokoroa Stream track. Et c'est vrai que c'est sympa et rafraichissant!

Après des kilomètres de routes tortueuses dans notre fidèle Sunny et une marche arrière hasardeuse dans un chemin de terre, nous voici au départ de la ballade. C'est une randonnée balisée organisée par le DOC local, et donc on commence par se laver les pieds; enfin, on se brosse les chaussures et on les asperge avec un produit désinfectant. (à l'entrée ET à la sortie du bois!). Il faut protéger les espèces endémiques et en danger, flore et faune. D'ailleurs, c'est interdit aux chiens. Les néo-zélandais sont très respectueux de la nature. Dix minutes plus tard, on croise une joggeuse avec son chien.

La première partie est une ballade tranquille sur un chemin au milieu des arbres locaux et fougères géantes. Au bout du chemin, une plateforme en planche surplombe une double cascade. Le soleil filtre au travers des branchages. c'est superbe.




Aviez-vous remarqué la petite cascade au premier plan?
Après quelques minutes de descente, nous voici au pied des cascades. Des fougères, des cabbage trees, on pourrait être dans Jurassic Parc (c'est quoi ce bruit?).
Allez, il est temps de partir, suivez le guide.

Au troisième palmier, vous tournez à gauche! (C'est bien celle-là la gauche?)
Nous suivons donc le sentier. Le balisage est composé de petits triangles oranges disposés comme des chocolats de pâques pour une chasse aux œufs et que l'on aperçoit au moment où on se dit cette fois, on est vraiment perdus. Barbara et Christophe nous envoient devant, des fois qu'il y aurait du danger.

On suit la rivière; puis le sentier traverse la rivière, en sautant de pierres en pierres. Un fois de l'autre, on chemine puis, paf, on retraverse. Les premières traversées se passent sans problème.



Puis le chemin devient vraiment étroit, et quelque peu glissant.

Vas-y, ça ne craint rien!
Finalement, il faut bien s'y faire. Il n'y a qu'une méthode : plouf, plouf



Après une dizaine de traversées, il commence à faire faim. Nous choisissons des rochers au soleil et nous pique-niquons de bon appétit.


Et puis on repart, un coup à droite, un coup à gauche de la rivière. On ne cherche même plus les gués.



Et pour finir la ballade, on traverse encore une fois la rivière ... sur un pont suspendu!
 
 
Rentrés à Auckland, nous avons la flemme de faire la cuisine. Pas loin de chez Christophe et Barbara nous avions vu qu'il y avait le meilleur fish & chips de la ville mais personne d'entre nous ne l'avait essayé. C'est donc l'occasion et nous partons à pied, nous arrêtons à la boutique passer commande et poussons jusqu'au stade Eden Park pour le montrer à Alexandra. Il est un peu tard et presque tous les cars sont déjà partis. En effet, les jours de match pas question que les gens repartent ivres morts, il y a des dizaines de bus qui attendent en file indienne, et les spectateurs les prennent sagement à la sortie, certains sans doute au "radar". Nous croisons pas mal de personnes déguisées. Il y a 2 ans nous étions allés voir un match de Rugby League . Le spectable pour moi était dans les gradins. Je me trouvais à côté d'un garçon et de sa copine, le premier jetait des bordées d'injures envers les joueurs, tant néo Zélandais qu'Australiens d'ailleurs, puis se penchait de mon côté pour me dire "sorry madam, I am a little bit enthousiastic". Vraiment très enthusiastic. En fait le but du jeu est de hurler le plus fort possible contre les deux équipes qui elles s'emploient à se taper dessus sans trop se soucier de ce que fait le ballon. D'ailleurs le fait de marquer des buts ne semble pas le plus important. En général mon voisin profitait de ce moment pour aller chercher des plateaux de bières pour lui et son entourage.
 

Le parc "Paradis", du moins pour les rugbymen

Pour ceux qui habitent à côté du stade, cela demande d'être au courant des activités car les jours de match certaines rues sont interdites à la circulation pendant de longues heures. Certains voisins de Christophe et Barbara se font de l'argent de poche en louant la pelouse devant leur maison comme parking...
Nous récupérons notre commande de fish & chips. Nous avons pris le poisson préféré de Barbara, le snapper (genre de dorade), bien évidemment accompagné de frites, de sauce et arrosé de bière. De quoi caler une petite faim et une petite soif...


 

La vaisselle sera vite lavée


Le lendemain dimanche il ne faut pas croire que Barbara a l'intention de nous laisser désœuvrés. Malgré tout le petit déjeuner est assez tardif et copieux (je pense d'ailleurs qu'on a dû réveiller les occupants de la maison en entrant (la clé est cachée au même endroit depuis 2 ans, et seul le plombier a retourné tout le jardin sans la trouver...).
Pendant que les "jeunes" prennent leur douche, je prépare une lessive (il y a un petit appentis contigu à la maison qui contient deux machines à laver, très inefficaces mais bon, cela remue plus ou moins le linge...). D'ailleurs la nouvelle voisine n'a pas encore compris que "sa" machine est celle qui est le plus près de "sa" maison. Le problème est que lorsque la machine est en route, l'eau froide ne coule pratiquement plus dans la douche.
Ce petit problème réglé mais pas définitivement d'ailleurs, nous avons préparé le casse croute de midi et nous embarquons dans la voiture direction le parking du centre ville puis le port pour prendre le ferry pour Rangitoto. Cette île volcanique est apparue il y a 550 ou 600 ans, semble-il en deux étapes. Il paraît aussi que le volcan n'a aucune chance de se réveiller. Nous faisons donc confiance aux scientifiques et prenons nos billets pour la traversée. On est arrivés un peu tôt et du coup on passe un moment à se tartiner de crème anti solaire car en Nouvelle Zélande, le soleil et les sand flies sont des fléaux assez redoutables. Comme la végétation de Rangitoto est pour le moins maigrichonne, il vaut mieux prendre des précautions.
Le trajet n'est pas très long, et permet d'avoir une superbe vue sur le port d'Auckland et le CBD (Central Business District). Au loin la Sky Tower (328m)  d'où moyennant pas mal de sous, on peut sauter à l'élastique en pleine ville. Les moins courageux (!) se contenteront de marcher sur  la plateforme à 192m...
Skywalk Hanging Out
On n'a pas pris de photos de la famille
Cela ressemble bien à un volcan
La Sky Tower au fond, le CBD et un petit paquebot Australien

La montée au "sommet" de l'ïle prend pas mal de temps. Il y a beaucoup de touristes et nous croisons une multitude d'ados accompagnés d'adultes qui redescendent et semblent complètement épuisés. Ils ont visiblement bivouaqué sur place. A peu de choses près ils se fendent tous d'un rapide bonjour, ce qui est assez fastidieux à la longue. Il fait bien chaud sur ce chemin, bordé de roches volcaniques et de très peu d'arbres. Un petit détour mène à des grottes bien rafraichissantes où il n'y a pas de lumière et où je fais tomber mes lunettes de soleil. Heureusement il n'y a pas grand monde et une âme charitable les retrouve rapidement. A la sortie nous repérons une clairière tranquille où nous déjeunons à l'ombre.
Nous voici arrivés en haut avec une vue à 360°.



pas très fertile cette lave


Pour le retour, nous prenons un autre chemin, qui longe la côte et descend par des escaliers de bois. Arrivés à une bifurcation, nous hésitons entre reprendre le chemin de l'aller ou faire un quart de tour de l'île qui passe par une jolie plage. Les panneaux indicateurs annoncent un temps un peu trop long pour arriver à temps au dernier ferry, mais deux jeunes françaises nous affirment que la distance indiquée est fausse et que nous pouvons y aller sans souci...sauf que le chemin ne présente pas grand intérêt, qu'il est vraiment très long et que nous avons un avion à prendre le lendemain matin...et puis "j'en ai plein les pattes", il faut bien l'avouer. Sur ce arrive un mini train chargé de touristes qui nous prend en charge Pierre et moi pendant que Barbara, Christophe et Alexandra continuent à pied. Toute la compagnie descend un peu plus loin admirer une petite plage et finalement toute la famille repart avec le train, les plus jeunes accrochés aux montants. Du coup on a pu profiter du commentaire du chauffeur et apprendre deux trois choses en cours de route sans se fatiguer ni s'inquiéter de l'heure.

Un nouveau paquebot a pris la place du précédent
Nous reprenons la voiture et nous faisons un tour à Mission Bay que nous ne connaissons pas et en profitond pour faire une visite à la boutique Movenpick (suggestion désintéressée de Christophe). Alexandra nous offre des glaces que nous allons déguster au bord de la plage. Le temps est un peu frisquet pour se baigner (Chistophe a certainement dû faire un tour dans l'eau). Il y a beaucoup de monde en ce dimanche soir, certaines familles Maories ont installé des barbecues et se préparent à un festin au bord de la mer.


De retour à la maison, il est temps de préparer nos bagages pour notre départ dans l'île du sud où nous allons passer deux semaines. Barbara nous rejoindra à Christchurch pour passer 4 jours avec nous pendant que Christophe partira en weekend de plongée avec son club.
 
 
 



vendredi 25 avril 2014

Vendredi 14 février 2014 - de Turangi à Auckland

Après une bonne nuit dans notre gîte, sans la perspective d'être réveillés à l'aube pour une randonnée sous la pluie, nous prenons tranquillement notre petit déjeuner sur la table commune à laquelle nous pouvons accéder pour la première fois, les autres occupants étant soit partis soit pas encore levés. Il faut dire que certains préparaient avec soin leurs repas, notamment les allemands (et non ce ne sont pas les Français qui passent le plus de temps en cuisine!). A Turangi, il y avait notamment un jeune couple semble-t-il végétarien, et dont les menus très élaborés et les plats appétissants faisaient mon admiration. "Elle" aidait plus ou moins à l'épluchage des légumes pendant que "lui" vire voletait d'une cuisinière à l'autre, utilisant pratiquement tous les feux, y compris les fours... ceci provoquant quelques embouteillages aux heures de pointe.
Nous voici donc sur la route du retour, avec l'intention de visiter un site géothermique conseillé par Barbara et Christophe, Craters of the Moon. Nous avions vu un magnifique panneau publicitaire à l'aller avant Rotorua, mais ensuite plus aucune indication. Nous avons pu ainsi vérifier une information transmise par Barbara, à savoir que les panneaux sont souvent sur un seul côté de la route, ou alors pratiquement à la bifurcation...
Avant ce site, nous voulions montrer à Alexandra les Huka Falls, magnifique cascade, remarquable moins par sa hauteur de chute (11m) que par son débit (220.000 l/s) et la couleur turquoise extraordinaire de son eau. Inutile de préciser qu'aucune sortie en kayak n'est conseillée à cet endroit mais par contre on vous propose des tours en jet boat qui font demi tour au pied de la chute. Ils sont fous ces néo Zélandais, mais ça on le savait déjà!
http://www.hukafallsjet.com/page/6-trip-experience

Nous nous sommes contenté(s) de prendre quelques photos, et heureusement aucun jet boat n'est venu gâcher le spectacle.



 
 
Le site de Craters of the Moon est au nord sur la route du retour, cette fois le panneau d'indication est du bon côté.
La visite du site est assez rapide, c'est un domaine privé très bien entretenu. La saison d'été ayant été particulièrement sèche, la boue ne sort pas en faisant des bruits mais les vapeurs sont bien présentes, elles. Nous tendons l'oreille pour capter les "Hissss and roar" promis par la brochure mais le dragon est enrhumé.

 

Il pleuvouille quand nous sortons donc nous décidons de faire un peu de route avant de pique-niquer. Mais les kilomètres passent et pour une fois on ne croise pas de table; nous longeons d'interminables forêts où les pins s'alignent comme des soldats à la parade et partent parfois à l'assaut des collines pentues. Finalement nous prenons un chemin de traverse et nous nous arrêtons sur l'énorme bande d'herbe entre la route et la forêt et nous mangeons près de la voiture; c'est extrêmement  calme sauf quand passe un de ces énormes camions de billes de bois qui sillonnent les routes dans cette région.

L'autoroute n° 1 nous ramène à Auckland via des villes aux noms aussi exotiques et originaux que Cambridge, Hamilton ou Bombay... A noter un long moment d'embouteillages à Hamilton où nous avons le malheur d'arriver à l'heure de sortie du travail (vers 16h me semble-t-il !)...

En fait nous arrivons à Auckland pratiquement à l'heure du dîner et bien sûr Barbara nous a mijoté un de ses petits plats, et peut-être même un gâteau. Il nous faut reprendre des forces avant la prochaine rando...qui est programmée par plus tard que le lendemain.

La chambre chez Shane est toujours à notre disposition. Pour plus de commodité, il nous a carrément donné la clé de sa maison pour tout notre séjour. Elle est très grande et il y a pas mal de locataires, de nationalités variées, dont un qui habite à l'étage et hurle en espagnol au téléphone, porte grande ouverte, pendant à peu près 2 heures, le soir de préférence. D'ailleurs toutes les portes sont ouvertes. Quant au propriétaire, si sa porte n'est pas complètement fermée, il suffit de frapper pour aller lui parler (en général il est sur son lit en train de regarder la télé), s'il n'est pas dispo la porte est fermée, et s'il n'est pas là, elle est ouverte... Au début on était un peu perdu, ne sachant pas qui était qui. Après 3 semaines, on ne savait pas s'il avait une ou deux femmes, mais on connaissait un des fils dont on a pris la chambre le dernier week-end vu qu'un nouveau locataire a pris la nôtre, un Russe. Un peu compliqué... Par précaution, nous laissions nos bagages chez Barbara et Christophe, à 2 numéros de là dans la Parrish road. Barbara et Christophe ont un voisin bricoleur. Cela fait deux ans qu'il refait sa maison, il a notamment construit deux terrasses en bois et un muret en pierre impressionnant (la seule chose qui ne craindra pas les tremblements de terre sans doute). Vous imaginez le bruit et il est matinal. Il tond sa pelouse le dimanche matin avec un soin maniaque. Celui lui prend une heure pour disons 20m2. Il doit tourner 30 fois autour de l'arbre unique.


jeudi 17 avril 2014

Jeudi 13 février - Tongariro Alpine Crossing

Bon ça y est. Pas moyen de reculer. Il y a 2 ans j'ai été sauvée par la pluie et nous avions dû repartir après avoir âprement discuté avec le patron de l'hôtel qui ne voulait pas nous rembourser la deuxième nuit dans son motel sinistre. Cette fois, le ciel est clair, le réveil a sonné et les premiers randonneurs sont partis depuis plus d'une heure. Nous nous préparons rapidement, petit déjeunons en vitesse et sommes presque en retard dans le bus. Ouf, nous ne sommes pas les derniers, un couple monte derrière nous une minute après et Ian démarre sur les chapeaux de roues (enfin il arrive à démarrer son bus antédiluvien). S'ensuivent des zigzags dans les rues du village pour récupérer tous ceux qui vont au point de départ de notre randonnée du jour.
ci-dessous la brochure en français approximatif fournie par le DOC  (department of Conservation, qui gère tous les parcs nationaux).

(Recopier l'adresse ci dessous dans le navigateur)
http://www.doc.govt.nz/Documents/parks-and-recreation/tracks-and-walks/tongariro-taupo/french-tongariro-alpine-crossing-factsheet.pdf

Pour ceux qui n'ont pas le courage de lire la brochure, voici le plan de la rando qui prend une journée.


Après environ une heure de route dans notre bus fatigué pendant laquelle chacun finit plus ou moins sa nuit, nous arrivons à Ketetahi qui est notre point d'arrivée (déjà!) où des petits malins garent leur voiture, pour être libres de rentrer à l'heure qu'ils veulent ou simplement parce qu'ils vont y dormir dans leur camping car. C'est un assez long détour et quand nous arrivons à notre point de départ de Mangatepopo, il est déjà près de 9h00.
Après les précautions d'usage (pipi room en particulier car les prochains sont à mi-parcours), tout le monde s'emmitoufle comme il peut car le joli soleil de la veille a disparu comme par enchantement et il ne fait pas vraiment chaud. Nous avons suivi les conseils avisés de Barbara et nos sacs comprennent tout ce qu'il faut pour survivre la journée au moins, y compris de la crème solaire totale, de l'anti moustiques, de l'eau, le pique nique et les barres de céréales, abricots secs, etc. Contre toute attente puisqu'on est en plein été, Barbara nous a fait prendre des gants, bonnets et écharpe. Nous avons enfilé dans l'ordre Tshirt à manches courtes, polaire, anorak imperméable à capuche, avec la ferme intention de bientôt mettre toutes ces choses inutiles dans nos sacs à dos. En fait on ne les a pas quittés de la journée...
Tenues estivales
La file de marcheurs part selon le rythme de chacun et bientôt nous croisons 3 jeunes français qui ont passé la nuit dans un refuge et redescendent trempés. Ils sont très pessimistes sur le temps, qui pour eux a été épouvantable (ils n'ont rien vu du paysage et se sont bien gelés). Ils nous promettent un vent à 90km/h en haut. Sur ces paroles encourageantes ils se dépêchent d'atteindre le parking. Nous poursuivons donc notre route; certes le ciel est gris mais il ne pleut pas (encore). Manque de chance, plus on monte et plus le temps est moche. Nous arrivons à des escaliers devant lesquels un panneau indique que si on ne se sent pas de continuer, c'est ici qu'il faut rebrousser chemin car il reste 13km à parcourir. Rassurant...
Des escaliers, il y en a eu...je comptais les marches 1...12 on souffle un peu 1...12 etc.
Pendant ce temps le brouillard s'épaissit de plus en plus. Le chemin est très bien balisé par des poteaux de 2 m au moins, espacés d'une vingtaine de mètres; heureusement qu'ils étaient là car on distinguait le poteau suivant, pas plus.
Nous pris en photo par des randonneurs compatissants
Elle est où la mer ?
Image piquée au DOC de ce qu'on aurait pu voir, les lacs d'émeraude
Arrivés à ce qui aurait dû être un point de vue sublime sur un lac en contrebas, le vent est très fort. Je sors mon appareil  pour profiter d'une trouée dans le brouillard, et là adieu mon protège sac soufflé par un coup de vent (en fait celui de Barbara qui m'avait prêté son sac). Le bruit était tel que je me suis demandé comment un camion était arrivé là-haut. Après cette bourrasque, je me suis éloignée du bord et je me suis bien accrochée à mes bâtons.
Vue sur un lac à travers le brouillard


On aura compris que pour les photos de paysages, c'est un peu raté. Les montagnes qui nous entourent sont invisibles, les lacs d'émeraude se devinent dans le brouillard... et bien sûr pas question de faire la pause déjeuner au bord de l'eau. Il existe de très belles photos prises par beau temps et je les ai regardées avec envie, j'en ai même volé une au DOC. 

Malgré tout nous sommes arrivés au sommet du Red Crater, il faisait un vent incroyable et il fallait s'accrocher aux rochers pour ne pas se laisser entraîner. Ensuite il y a eu la descente dans la cendre et la lave (?) et là nous avons rattrapé une dame anglaise complètement tétanisée par la pente et la peur...alors que je trouvais cela plutôt rigolo, un peu comme pendant les randos en raquette où l'on descend en sautant dans la neige. Bref, je lui prête un de mes bâtons, mais cela ne suffit pas et du coup Pierre a descendu toute la pente avec elle. Cela nous a fait perdre un peu de temps mais Pierre a prouvé que la galanterie française n'était pas un vain mot...





Nous pénétrons alors dans une vallée fantomatique. Le brouillard est très épais et il faut très sombre. Le sol est une sorte de poussière humide constellée de cailloux noirs, des blocs de lave probablement  retombés lors de la dernière éruption. Le paysage est lunaire. 



Mais il faut y aller. Nous sommes en plein Mordor et malheur à qui s’égare dans le brouillard ;-); Au premier plan un poteau-balise. Trouvez le suivant et vous aurez la route à suivre



Panneau indiquant qu'une éruption a eu lieu le 06/08/2012
et que du coup il faut éviter certaines zones...

Arrivés presque au bout de la plaine, le brouillard se lève un peu et nous donne aperçu du paysage.


Encore un raidillon et nous découvrons un autre lac.




Après avoir évité tous ces dangers, nous parvenons à un refuge glacial car n'oublions pas qu'on est en été, donc le poêle au milieu de la pièce n'est pas en état de fonctionner. La pièce voisine est un dortoir fermé à clé. Au milieu un rocher qui a traversé le toit. Espérons que personne ne dormait quand il est tombé. Un panneau du Doc indique tout doit rester en l'état pour des "études ultérieures". En attendant,il n'y a plus de dortoir et il pleut dans le gîte;

Les toilettes sont dehors, des "long drop" comme dit Barbara qui en a peur (elle a 27 ans depuis hier...). Toujours propres, avec du papier (qui peut bien venir en remettre, mystère mais c'est comme ça partout en Nouvelle Zélande).

On se passera de repas chaud. Un groupe bien équipé a un réchaud avec une bouteille de gaz adéquate (voir blog de Barbara pour l'allusion). Nous repartons toujours mouillés, pas la peine de remettre  les gants trempés. La descente est longue, très longue et nous croisons ahuris des ouvriers du DOC qui travaillent sous la pluie et dans la pente à refaire le chemin. Ils ont le moral...A un moment il tombe quelque chose qui ressemble à de la grêle, mais on n'est plus à cela près. Et après une longue traversée à travers la forêt nous amène à notre point d'arrivée. Il me semble que plus on avance, moins les panneaux de distance sont juste et que les 900 derniers mètres en font le double, mais bon.
Entre temps on aura aperçu au loin un lac
On dirait qu'on est passé de l'autre côté

Le lac Rotoraira



Et voilà, nous sommes arrivés. Il ne reste plus qu'à attendre notre bus qui sera là dans 30mn. Bien sûr à l'arrivée il fait presque beau. On patiente en mangeant un petit goûter assis sous l'abri en bois.




Un mini bus arrive. Ce n'est pas celui qui nous a amené le matin, mais il a un indice imparable pour nous repérer " I come to pick up Alexandra and the parents who snore! " Bravo la réputation. Le chauffeur rigole tout seul. Malgré tout, il reste à raccompagner deux femmes qui séjournent dans leur camping car sur le parking du départ, (ce qui rajoute encore bien 40 km de détour) et après notre retour, aller au supermarché faire les courses du soir. Nous avons bien mérité un énorme steak que Pierre va nous faire griller dehors sur le barbecue et que nous dégusterons affalés sur les divans du motel, arrosés d'une bière comme il se doit. Le patron fait son apparition en robe de chambre, des clients ayant oublié leur clé à l'intérieur de leur chambre. Visiblement on l'a sorti du lit...Et comme dit sa femme qui parle un peu français "Il est toujours froid" (meaning," he's always cold". Pas mieux que Google translate)

La pièce commune

la cuisine quand elle est bien rangée


Le Mont Ruapehu sans le brouillard, c'est beau aussi...