vendredi 25 avril 2014

Vendredi 14 février 2014 - de Turangi à Auckland

Après une bonne nuit dans notre gîte, sans la perspective d'être réveillés à l'aube pour une randonnée sous la pluie, nous prenons tranquillement notre petit déjeuner sur la table commune à laquelle nous pouvons accéder pour la première fois, les autres occupants étant soit partis soit pas encore levés. Il faut dire que certains préparaient avec soin leurs repas, notamment les allemands (et non ce ne sont pas les Français qui passent le plus de temps en cuisine!). A Turangi, il y avait notamment un jeune couple semble-t-il végétarien, et dont les menus très élaborés et les plats appétissants faisaient mon admiration. "Elle" aidait plus ou moins à l'épluchage des légumes pendant que "lui" vire voletait d'une cuisinière à l'autre, utilisant pratiquement tous les feux, y compris les fours... ceci provoquant quelques embouteillages aux heures de pointe.
Nous voici donc sur la route du retour, avec l'intention de visiter un site géothermique conseillé par Barbara et Christophe, Craters of the Moon. Nous avions vu un magnifique panneau publicitaire à l'aller avant Rotorua, mais ensuite plus aucune indication. Nous avons pu ainsi vérifier une information transmise par Barbara, à savoir que les panneaux sont souvent sur un seul côté de la route, ou alors pratiquement à la bifurcation...
Avant ce site, nous voulions montrer à Alexandra les Huka Falls, magnifique cascade, remarquable moins par sa hauteur de chute (11m) que par son débit (220.000 l/s) et la couleur turquoise extraordinaire de son eau. Inutile de préciser qu'aucune sortie en kayak n'est conseillée à cet endroit mais par contre on vous propose des tours en jet boat qui font demi tour au pied de la chute. Ils sont fous ces néo Zélandais, mais ça on le savait déjà!
http://www.hukafallsjet.com/page/6-trip-experience

Nous nous sommes contenté(s) de prendre quelques photos, et heureusement aucun jet boat n'est venu gâcher le spectacle.



 
 
Le site de Craters of the Moon est au nord sur la route du retour, cette fois le panneau d'indication est du bon côté.
La visite du site est assez rapide, c'est un domaine privé très bien entretenu. La saison d'été ayant été particulièrement sèche, la boue ne sort pas en faisant des bruits mais les vapeurs sont bien présentes, elles. Nous tendons l'oreille pour capter les "Hissss and roar" promis par la brochure mais le dragon est enrhumé.

 

Il pleuvouille quand nous sortons donc nous décidons de faire un peu de route avant de pique-niquer. Mais les kilomètres passent et pour une fois on ne croise pas de table; nous longeons d'interminables forêts où les pins s'alignent comme des soldats à la parade et partent parfois à l'assaut des collines pentues. Finalement nous prenons un chemin de traverse et nous nous arrêtons sur l'énorme bande d'herbe entre la route et la forêt et nous mangeons près de la voiture; c'est extrêmement  calme sauf quand passe un de ces énormes camions de billes de bois qui sillonnent les routes dans cette région.

L'autoroute n° 1 nous ramène à Auckland via des villes aux noms aussi exotiques et originaux que Cambridge, Hamilton ou Bombay... A noter un long moment d'embouteillages à Hamilton où nous avons le malheur d'arriver à l'heure de sortie du travail (vers 16h me semble-t-il !)...

En fait nous arrivons à Auckland pratiquement à l'heure du dîner et bien sûr Barbara nous a mijoté un de ses petits plats, et peut-être même un gâteau. Il nous faut reprendre des forces avant la prochaine rando...qui est programmée par plus tard que le lendemain.

La chambre chez Shane est toujours à notre disposition. Pour plus de commodité, il nous a carrément donné la clé de sa maison pour tout notre séjour. Elle est très grande et il y a pas mal de locataires, de nationalités variées, dont un qui habite à l'étage et hurle en espagnol au téléphone, porte grande ouverte, pendant à peu près 2 heures, le soir de préférence. D'ailleurs toutes les portes sont ouvertes. Quant au propriétaire, si sa porte n'est pas complètement fermée, il suffit de frapper pour aller lui parler (en général il est sur son lit en train de regarder la télé), s'il n'est pas dispo la porte est fermée, et s'il n'est pas là, elle est ouverte... Au début on était un peu perdu, ne sachant pas qui était qui. Après 3 semaines, on ne savait pas s'il avait une ou deux femmes, mais on connaissait un des fils dont on a pris la chambre le dernier week-end vu qu'un nouveau locataire a pris la nôtre, un Russe. Un peu compliqué... Par précaution, nous laissions nos bagages chez Barbara et Christophe, à 2 numéros de là dans la Parrish road. Barbara et Christophe ont un voisin bricoleur. Cela fait deux ans qu'il refait sa maison, il a notamment construit deux terrasses en bois et un muret en pierre impressionnant (la seule chose qui ne craindra pas les tremblements de terre sans doute). Vous imaginez le bruit et il est matinal. Il tond sa pelouse le dimanche matin avec un soin maniaque. Celui lui prend une heure pour disons 20m2. Il doit tourner 30 fois autour de l'arbre unique.


5 commentaires:

  1. Mais qu'est ce qu'il se passe? Où sont passée les randonnées de trois jours pour lesquelles il faut avoir fait sport-études ou suivi une préparation aux JO?

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  2. Dans les grandes courses, il y a toujours une étape de repos. Mais dès le lendemain, ...

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  3. Pfff, ça fait plus de 3 ans qu'il construit sa baraque en bois de cagette l'autre taré ! Enfin, le weekend dernier, il nous a donné 3 kilos de feijoa de son arbre alors on lui pardonne un peu. Le plus dur c'est de se retenir de lui dire qu'il faut mettre de l'isolant dans ses murs et du double-vitrage. Enfin, c'est son problème.

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    1. Vous pourriez lui dire gentiment que le week end vous faites la grasse matinée. Dommage que le voisin de droite ne vous donne pas de ces magnifiques avocats...

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  4. BarbnChris, c'est un hommage à Sonny & Cher?

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