mercredi 9 avril 2014

Lundi 10 février 2014 - De Coromandel à Tauranga

La première semaine a été consacrée à l’île du Nord. D'abord la péninsule de Coromandel (Cathedral Cove ou Te Whanganui-A-Hei en maori), jusqu'à Tauranga pour voir des "glow worms" ( larves d'insectes bioluminescentes), puis Rotorua et ses extraordinaires phénomènes géothermiques, et enfin Turangi, au sud du lac Taupo, camp de base pour le Tongariro Alping Crossing.


Nous voila donc partis d'Auckland ce lundi matin tous les trois, de bonne heure et de bonne humeur dans notre Nissan Sunny automatique presque neuve (200.000km environ). Objectif : être avant 12h30, heure de la marée haute à Hot Water Beach, au bord de l'Océan Pacifique . Comme son nom l'indique, il s'agit d'une plage où jaillit une source d'eau chaude (en fait bouillante), recouverte à marée haute . Ensuite remonter un peu (!) au Nord pour montrer à Alexandra le superbe site de Cathedral Cove, puis descendre tranquillement (!!) jusqu’à Tauranga pour voir des Glow worms (des vers luisants) en kayak, de nuit bien sûr. 

Au début tout va bien, l'autoroute urbaine à 2 X 3 voies est limitée à 100 km/h. Puis la motorway à 2 fois 2 voies limitée  à 100 km/h. Puis la highway (route normale) toujours limitée à 100 km/h. Mais plus on approche de Coromandel, plus la route est vallonnée, et plus il difficile de rouler à 100 km/h. En fait vous aurez compris qu'en Nouvelle Zélande, toutes les routes ou presque sont limitées à 100, ce qui fait des économies de panneaux. En général, le souci est d'arriver à atteindre les 100km/h, et non de les dépasser, surtout sur la plage (oui, certaines sont autorisées aux voitures, et je vous assure que vous avez intérêt à vous pousser quand un énorme 4x4 arrive à fond sur le sable mouillé...)

Nous arrivons néanmoins à bon port avant que la marée ait recouvert le site. Les Néo Zélandais sont déjà repartis, les Allemands sont en train de partir; il reste les Français arrivés un peu en  retard qui trempent dans les trous laissés par les peuplades du nord qui ont le double avantage d'être arrivés en avance et d'avoir apporté des pelles pour creuser. Rassurez-vous cependant, on loue des pelles sur place pour quelques NZ$.

Dans le trou abandonné par ses occupant précédents, une eau sort du sable à environ 60 °C. Quand l'eau de mer un tantinet plus froide s'y mélange, cela donne un délicieux spa naturel.


Les bubulles au premier plan, c'est la source chaude

 D’où vient cette douce chaleur ? de la proximité de lave, jamais très loin dans l'île du Nord. La Nouvelle Zélande est une succession de gros volcans qui entrent en éruption régulièrement et qui, entre deux éruptions, produisent de l'eau chaude.

60° c'est un peu chaud. Position pied écartés recommandée!
Mais les plages ne sont jamais vraiment bondées et 10 mètres plus loin, c'est plus tranquille.


La mer ayant définitivement décidé de recouvrir la source chaude, nous partons vers Cathedral Cove, (un peu) plus au Nord. Au passage, je signale une boutique d'artisanat Maori sympa et bon marché en face de la plage où Alexandra et Marie ont fait quelques emplettes... 

Après un "meat pie" dans un sympathique restaurant du premier village rencontré (quasi le seul), nous reprenons la route qui n'en finit pas de tourner vers Cathedral Cove. Pour visiter la plage mondialement connue, au bout d'une route en cul de sac, interdite de stationner sur les 10 derniers kilomètres, il y a un tout petit parking infesté de camping-car. Après avoir hésité à abandonner la visite, nous avisons 3 baigneuses qui remontent de la plage. Nous les suivons subrepticement au pas, jusqu'à ce qu'agacées, elles montent dans leur Juicy de location et démarrent en trombe. Et voilà une place!

Cathedral Cove est toujours aussi magnifique. Le chemin qui y descend (1h de marche) offre de superbes points de vue sur la baie et promet quelques efforts pour remonter au parking. En dehors de la marche, la seule solution est de l'atteindre par la mer (bateau taxi, kayak...). 


Cathedral Cove, comme son nom l'indique, c'est une grotte (Cove) grande comme une cathédrale (Cathedral) qui rejoint deux plages.

Un petit panneau  jaune indique qu'il y a des forts risques de chute de pierres mais ça n'arrête pas les visiteurs.


 Et puis cette plage avec ce rocher au milieu, c’est trop mignon

Alors que nous regagnons péniblement la route (ça monte!) le téléphone sonne. C'est l'organisateur de la visite des Glow Worms à qui nous avions laissé 2 messages restés sans réponse. Pas de problème pour la sortie, il nous attend vers 18h00 à Tauranga. Nous sommes un peu étonnés, sachant que la nuit ne sera pas tombée, et un peu inquiets car la route est longue. Le temps de donner nos coordonnées bancaires au téléphone (on ne perd pas le nord en NZ, et la réservation n'est pas remboursable), nous accélérons le pas, renonçant à la pause goûter sur la grande pelouse en bas du parking. Bon, il n'y a qu'à suivre la côte vers le sud.

Mais en Nouvelle Zélande, les routes, elles tournent et détournent. On a beau être au bord de mer c'est toujours une route de montagne. Les heures passent. J'ai beau faire crisser les pneus à chaque virage, les kilomètres passent lentement. Arriverons-nous à temps? Le niveau d'essence baisse rapidement (Ça bouffe une automatique poussée). S'arrêter ou ne pas s'arrêter? Finalement, on s'arrête pour faire le plein,et pour gagner du temps, on rentre à l'arrache dans la circulation. (Mais bon, c'est la NZ).  Alors que nous arrivons à proximité de Tauranga, un mail de confirmation arrive: RV à 20h30... Bon, finalement on aura le temps de chercher notre motel et s'installer dans notre bungalow, et même de s'arrêter au supermarché pour acheter une pizza. 

20h30: nous rejoignons notre accompagnateur. Finalement, nous sommes ses 3 seuls clients. Nous embarquons dans un minibus, en route vers le lac et la rivière pour embarquer vers les "glow worms". Au passage, nous franchissons un pont sur un torrent. Le guide nous explique que des jeunes kiwis avaient l'habitude de sauter dans les trous d'eau en contre-bas. Pour éviter les multiples accidents, on a installé des grillages très élevés de chaque côté du pont. Du coup, les jeunes escaladent le grillage pour sauter d'en haut; C'est encore plus dangereux, mais comme dit notre guide, "it's crazy, but it's fun!" 

Après un petit rappel sur les bases du pilotage du kayak à 2 places, nous enfilons nos gilets et mettons les kayaks à l'eau. Marie et moi partageons le même et Alexandra monte devant l'accompagnateur.  Tandis que l’accompagnateur file sur l'eau sans effort, nous zigzaguons à sa poursuite. La nuit tombe rapidement, nous allumons nos lampes frontales, nous arrêtant pour écouter les bruits nocturnes. Arrivés au bout de la partie large du bras d'eau, nous nous engageons dans un étroit passage entre les arbres. Nous éteignons nos lampes et là, c'est magique! Des milliers de larves de diptère Arachnocampa luisent tout autour de nous (pour ceux que les insectes passionnent voir le site glow-worm-les-petites-etoiles-vivantes) . Nous glissons sur l'eau sous une sorte voie lactée qui scintille. Extraordinaire...



Nous n'avons pas pu prendre de photos cette fois-ci, ne voulant pas risquer de perdre l'appareil photo en pleine nuit dans la rivière...(Photo du site de Waitomo, que nous avions visité en 2012)
La promenade en kayak n'a pas duré très longtemps, mais assez pour que nous rentions assez humidifiés et bien frigorifiés. Notre guide refuse énergiquement que nous l'aidions à hisser les kayaks sur la remorque et nous invite à monter à bord du minibus, dont il a pris soin d'allumer le chauffage. Nous rentrons à moitié endormis vers notre bungalow.

1 commentaire:

  1. Ouawwwww! Ça a l'air magnifique...et sportif! J'ai l'impression de lire une série d'aventures type Jules Vernes. Vous devriez publier un récit de voyage : "De La Varenne à la Nouvelle Zélande : périple familial en terre hobbit".

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