mercredi 16 avril 2014

Mardi 11 février 2014 - Rotorua


Mardi matin, nous profitons des avantages de l'Omokoroa Kiwi Holiday park tenu par une dame charmante qui nous a fourni drap, couvertures et serviettes de bain pour la nuit (en général on apporte ses propres "beddings" et certains motels n'en louent pas - précision à voir lors de la réservation). Le lieu est très bien aménagé, avec des bungalows ou des emplacements de camping/caravaning très spacieux. Les commodités communes (salles de bains, cuisine etc.) sont d'une propreté incroyable. Une piscine et des bassins d'eau chaude naturelle à des températures différentes sont gratuitement mis à disposition des vacanciers, aussi nous y allons dès notre petit déjeuner avalé. Sauf que nous avions complètement oublié que comme dans tous les hôtels les chambres doivent être libérées à 10h. Le temps de réaliser, nous sortons de notre trempette pour faire rapidement nos sacs. La personne chargée du ménage nous a patiemment attendus...

Grands bassins à température supportable
Petit spa bien chaud pour Alexandra qui finit sa nuit..

Nous quittons donc la douceur de notre motel pour reprendre la route vers le sud. Notre prochaine étape étant la ville de Rotorua au bord du lac du même nom et dont la région offre des phénomènes géothermiques extraordinaires. Nous y sommes déjà allés en 2012, mais n'avions pas pris le temps de visiter la ville elle même et certains sites, faute de temps. Nous prenons soin de faire un arrêt à Bethlehem, histoire de faire des courses au Countdown et d'acheter un produit anti moustiques/anti sandflies (inutile donc d'apporter un produit anti moustiques de France qui ne protègerait que d'une sorte de fléau) à la pharmacie, sur les conseils de Barbara.

Lors du dernier voyage nous avions visité le village Maori de Whakarewarea, mais trop tard pour voir le spectacle. On sait qu'il y en a un en milieu d'après midi donc on vise une arrivée vers 14h00.  On arrive juste à temps, la visite démarre. Le village  a été construit sur des sources géothermiques. Il y a un peu partout des évents qui soulage  le sol de la pression de la vapeur d'eau. Tandis que le ciel se couvre, nous suivons la visite et admirons le geyser du prince Charles.


Au centre, un totem Maori, et au fond à côté du geyser, les tentes du parc officiel gouvernemental qui partage le site avec le village. Comme rien ne pousse dans le sol caillouteux et bouillant, les maori ont soit disant construit un potager sur pilotis où tout pousse grâce à la chaleur ambiante. Mouais, vu la taille du jardin des plantes (et des maoris) on doute que cela puisse nourrir grand monde.




Un peu plus loin, le bain où l'eau chaude qui coule en permanence soigne les rhumatismes d'après notre guide. Les étrangers n'ont malheureusement pas le droit d'y accéder, à moins d'épouser un(e) Maori(e). A côté, le "four" communal, où les habitants font cuire à la vapeur leur aliments. Selon le guide, les temps de cuisson sont 10 fois inférieurs à ceux d'une cocotte minute. Et pour les toasts, combien de temps demande un kiwi farceur? Rires...


Cuisson d'un jambon entouré d'aluminium (anciennement des feuilles végétales)

Dans cet autre bassin (admirez la transparence de l'eau) d'autres font cuire des aliments dans un sachet dans l'eau à 80 °.

Mais la pluie qui commençait à tomber se transforme en déluge et nous trouvons refuge dans l'église. Dans le village,  il y a une église catholique et une église protestante. Les pasteurs et missionnaires  qui évangélisaient les maori par paquet de 12 ont décidé de ne pas relancer les guerres de religion. Ils ont fait entrer tout le monde dans l'église et ont décrété que ceux de la travée de droite seraient catho et le ceux de gauche parpaillots. C'est quoi la différence ont demandé les maoris?? ben c'est simple: les cathos prient en italien et les autres en anglais. Ah bon, d'accord. Comme les familles n'étaient pas toutes assises du même côté, notre guide s'est retrouvée avec une grand mère qui priait en italien et  un grand père en anglais. Heureusement, pour les choses importantes, il restait les dieux traditionnels qui eux comprennent le maori.

Comme il continue à pleuvoir, nous enchaînons par le spectacle folklorique.  Les hommes nous font un haka traditionnel. Les gars sont vraiment costauds. Il se dégage un sentiment de puissance extrêmement impressionnant. Assis au premier rang, on ne moufte pas. Puis les femmes enchaînent sur des danses en faisant tournoyer des balles de feuilles de plastique (qui a remplacé hélas les feuilles végétales) à l’extrémité de cordons. C'est très gracieux. C'est un spectacle touristique, mais ils ont l'air de se faire plaisir en le réalisant, (et encore plus quand ils nous font essayer le même gestes ...en moins gracieux) Le tatoué de gauche est un rigolo qui  fait d'horribles grimaces en tirant la langue et en roulant des yeux terribles.





La visite terminée, on mange un morceau à côté de la voiture et il est temps de rejoindre notre gîte pour la nuit, que nous avons réservé depuis Auckland. Il s'agit du Crash Palace Backpackers, bien situé dans la ville de Rotorua, pas loin du lac, et dont les chambres sont confortables. Alexandra partage une chambre avec une autre personne, mais comme elle ne se sent pas bien elle reste un moment avec nous pour se reposer. (Il faut dire qu'elle a été extrêmement malade la semaine avant notre départ et que jusqu'au dernier moment elle n'était pas certaine d'être en état de voyager, surtout si loin, mais bon l'appel du "large" a fait des merveilles...). Une fois installés et reposés, nous visitons notre palace. Tout est propre, une grande cuisine est à notre disposition au fond du couloir ainsi qu'une salle à manger. Pas mal de denrées sont fournies gratuitement, notamment pour le petit déjeuner, ce qui va nous induire en erreur pour les étapes suivantes où nous ne trouverons rien. Par contre la chambre est à l'étage mais donne directement sur la terrasse en dessous et la nuit va être très "musicale".
Avant de quitter l'hôtel pour la visite de la ville, nous demandons au garçon à l'accueil où se trouve le distributeur Westpac - qui permet de retirer de l'argent sans commission si on est à la BNP). Sa réponse nous permet de sillonner toute la ville en vain et de la visiter par la même occasion. A défaut de DAB nous repérons un pub qui nous semble bien sympathique pour le futur dîner. En attendant nous visitons les bords du lac, le parc avec des oiseaux étranges tels que le pukeko. Nous entrons dans le Polynesian spa qui ferme ses portes à 23h, pour en éventuel bain nocturne. Après la pluie de l'après midi, il ne fait pas vraiment chaud...


un Pukeko, oiseau à grandes pattes au ventre bleu et bec rouge orange
Nous revenons près des jardins et du Musée au style Tudor. Devant, des pelouses magnifiques bordées de fleurs, où des équipes font un tournoi de bowling, jeu qui n'a rien à voir avec ce que nous appelons du même nom. Là cela ressemble à un jeu de pétanque dont les boules (en bois à l'origine) ont une forme bizarre, avec deux faces plates. Les joueurs sont assez loin du cochonnet et se placent derrière un petit tapis. 
Admirez la pelouse et le musée en fond

Boules de bowling sur gazon

Nous rentrons à l'hôtel quelque peu épuisés par cette longue traque infructueuse au distributeur de billets qui nous a certes fait visiter la ville mais ne nous a pas permis de rapporter des sous. Nous décidons donc d'aller chercher un lieu pour nous restaurer. Après avoir fait rapidement le tour des possibilités, nous décidons de retourner au pub repéré dans l'après-midi, le Pig'n Whistles. En fait il y a des plats tout à fait appétissants sur la carte et si Alexandra et moi nous contentons d'un fish & chips copieux mais raisonnable, Pierre opte pour des spare ribs tout à fait contre indiqués pour la ligne...mais néanmoins délicieux. En fait il n'est pas arrivé au bout des 9 ou 10 morceaux et le reste a été emporté dans un doggy bag, pour le pique nique du lendemain...Notre repas était arrosé de bière pression comme il se doit. Nos voisins de table les plus proches étaient britanniques et possédaient une maison en France. Quand aux membres de la famille néo zélandaise de la table d'en face, déjà bien grassouillets, ils n'avaient pas hésité à prendre une entrée et un dessert tout à fait roboratifs mais ils n'ont pas réussi à finir leurs assiettes, sauf la maman peut-être ?

Les frites étaient présentées à part...

Après ce super repas nous étions bien heureux de rentrer en voiture à l'hôtel, où il m'a été très difficile de dormir,  à cause soit du repas, soit de la bière, soit de la musique et des rires qui montaient du RdC ou à cause des trois à la fois. A ma place Barbara,toujours bien organisée, aurait apporté des bouchons d'oreille...

3 commentaires:

  1. Et ben les vacances Tréhiou Garnier, c'est du sport! Et vous ne parlez pas des pauses Starbucks, il n'y en a pas ou quoi?!

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  2. Je crois n'avoir jamais mis les pieds dans un starbuck...on a plutôt fréquenté des pubs comme le Pig'n whistles et de petits restos rapides locaux.

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  3. Plus je lis votre blog (écrit avec beaucoup de talent), plus je me dis que la NZ est un pays bien sous développé...

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