Direction donc le "Buried Village". On rentre dans un joli musée, style old England. Le musée est très intéressant avec beaucoup de texte et de photos. Un montage animé retrace, à travers le journal d'un jeune homme qui prie dans son hôtel, la nuit de l’éruption (cela lui a été hélas fatal, les autres personnes s'étant échappées avant de prier...). Beaucoup d'objets ont été sortis de la boue, certain en assez bon état;
Bon, on va le voir, ce village? Ben où est-il? Ah oui, il est "buried", enterré, disparu. Il reste un terrain vague avec des arbres qui poussent au hasard. Des panneaux indiquent là, il y avait l'hôtel, la maison du chef Maori. Quelques bâtisses ont été reconstituées.
| On se rend compte de l'épaisseur de boues/cendres qui recouvrait le tout |
Le plus surprenant : Une palissade avait été dressée à l'époque, avec des piquets frais. Comme tout pousse ici, les piquets ont pris racine, et il y maintenant une rangée d'arbres. Bon, pas grand chose à voir, on pousse quand même jusqu'à une jolie cascade.
Le temps de remonter, il est quasi l'heure de manger (et boire une ginger beer, ce n'est pas de la bière mais c'est bon). Il y a un vague wifi à l'intérieur, mais on capte mal et Alex se moque de nos tentatives d'avoir des nouvelles.
On repart pour le sud ouest, direction Wai-O-Tapu, un parc géothermal extraordinaire de bassins et de boues de toute sorte. Bon vu que nous sommes l'après midi, nous avons raté l'éruption du Geyser Lady Knox qui a lieu tous les matins à 10h15 pétantes (mais on a vu un geyser hier du village maori). Nous partons donc sur le sentier balisé pour une promenade de 2 heures environ cheminant entre les phénomènes géothermiques et volcaniques les plus étonnants. Il y a une vingtaine "d'escales" dont les plus spectaculaires sont la Champagne Pool et la piscine d'arsenic. La plupart du temps seuls de petits panneaux invitent les visiteurs à ne pas trop s'approcher des bassins où l'eau atteint les 100°, mais cela n'empêche pas les irréductibles de se faire photographier après avoir passé les micros barrières, en équilibre sur un caillou. Le temps n'est pas extraordinaire et la brume se mêle aux phénomènes locaux. Toutes ces fumées dégagent de fortes odeurs de souffre.
| piscine d'arsenic |
| Champagne Pool |
En repartant nous partons jeter un oeil un peu plus loin au mud pools qui sont toujours aussi impressionnantes avec leurs jets de boue à différentes hauteurs. Cela ne donne pas envie d'y tremper les doigts de pied...
Nous avons encore pas mal de route avant d'arriver à Turangi, ville étape avant la rando du Tongariro Alpine Crossing. En 2012, nous étions arrivés sous une pluie fine qui s'est vite transformée en pluie persistante et notre hôte avait refusé de nous emmener le lendemain au départ de la rando à cause du mauvais temps. Cette année nous comptons bien profiter du beau temps pour profiter des magnificences de la montagne...
Taupo, que nous traversons ne présente d'autre intérêt que d'être une ville de villégiature, à cause de son lac immense. Il y a d'innombrables petits immeubles de logements de vacances. Nous ne nous y attardons pas, sauf pour une brève photo du lac. D'ailleurs le temps est maussade et cela ne donne pas envie de s'éterniser.
| Lac Taupo |
En fin d'après midi nous arrivons à notre motel réservé par Alexandra. Il s'agit d'un backpacker mais son originalité tient à son patron. L'hôtel à un style tout à fait "soixante huitard", chacun s'installe un peu comme il peut, en général en dortoir. Alexandra a demandé une chambre seule; le propriétaire Ian propose gentiment de nous mettre dans une chambre à 3, mais Alexandra refuse. Pourquoi ça? "Parce qu'ils ronflent!" prétend-elle (faussement); Elle aura donc une chambre seule, avec une peluche de gorille en gants de boxe,
| Alexandra bien fatiguée... |
et nous la chambre des "Français", décorée par deux de nos compatriotes.
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| L'autre mur était plus beau, mais la photo a été effacée par erreur |
Pierre et moi sommes immédiatement baptisés Papa and Mamma, en raison de notre grand âge par rapport aux autres pensionnaires. Pour la voiture, il dit à Pierre de la garer devant notre chambre, en prenant l'allée qui y mène. C'est sans compter sur l'énorme chien qui barre la route, allongé sur le sol. Finalement il est tout à fait inoffensif et se laisse traîner sur le côté. Dix mètres plus loin, c'est une autre histoire. Il y a une vache attachée à un poteau; elle est en train de machouiller quelque chose et s'apprête à abandonner ladite chose pour une paire de baskets qui lui paraît plus comestible encore. Le truc qu'elle machouillait s'avère être un chemisier qui séchait sur un fil, et les baskets appartiennent à un locataire. Marie finit par la priver de l'un et des autres et à la tirer plus loin par sa corde. S'ensuit un concert de protestations de la part de la vache, outrée d'être dérangée pendant son repas. La propriétaire du chemisier a beau le laver de la bave verte, il est plein de trous... Les baskets n'ont rien...
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| La vache (sans doute quelques années auparavant car "la nôtre" était 2 fois plus grosse) |
Il est tard, nous nous installons rapidement et allons faire quelques courses au village voisin. Le départ est annoncé à 7h30 pour nous (il y a un départ à 6h00 mais le proprio a pitié des vieillards sans doute) car notre hôte est aussi le conducteur du bus qui nous emmène au départ de la rando, à une heure de route en comptant les arrêts dans tous les hôtels alentour pour récupérer les randonneurs. Le temps est au beau et nous sommes plein d'espoir pour la journée du lendemain. Nous préparons sur un coin de la grande table de la cuisine notre pique nique et notre repas du soir. Nous y dinons d'ailleurs car la salle à manger est bondée. Le propriétaire fait une brève apparition en robe de chambre (sa femme qui bouquine dans un coin du salon nous dit qu'il a toujours froid) pour donner quelques conseils pour le lendemain et prévenir qu'il n'attendra pas les retardataires. ...Il est temps d'aller préparer nos sacs, prendre une douche et dormir.


Et ben dites donc c'est plus des vacances, c'est un road-movie votre voyage! Et je constate que les "vieillards" sont plus rock n' roll que la petite artiste... Et toujours pas de Starbucks, bizarre ce pays!
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